3 Raisons de courir en hiver

Nous sommes aux premières froideurs de l’hiver. Les jours commencent à raccourcir, les ressources se raréfient et tous les animaux adoptent des stratégies de survie: les marmottes hibernent, les oiseaux migrent vers des pays plus chauds, le renard polaire fait des réserves de graisse. Tous ? Non ! Un drôle d’oiseau résiste encore et toujours aux températures négatives: le coureur d’hiver. Le coureur d’hiver se distingue du coureur classique. On peut l’apercevoir faire ses sorties par les conditions climatiques les plus extrêmes. Son mantra préféré: « il n’y a pas de mauvaises conditions que des mauvais équipements » . Lorsque le mercure n’a plus la force de grimper dans le thermomètre, comment le coureur d’hiver trouve-t-il la motivation d’affronter ces conditions hostiles ? Voici 3 raisons pour vous convaincre:

  1. Tripler les bienfaits d’un running

Quel coureur en 2026, n’a pas été encouragé à intégrer à son entraînement, en plus de la course, des séances de renforcement musculaire et de récupération ? Profitez d’un jogging en hiver pour faire un 3-en-1 : sous la pluie ou sur la neige chaque appui devient un exercice de proprioception et chaque brise glacée agit comme une session de cryothérapie sur vos jambes. Vous finirez votre sortie, les appuis renforcés et vos quadris et ischios régénérés ! Absence de blessure garantie pour le reste de l’année !

  1. Appartenir à un cercle fermé

À mesure que l’hiver s’installe, les habitués des runs matinaux voient leur nombre diminuer jour après jour. Seuls quelques irréductibles traverseront l’hiver sans jamais flancher. Le premier regard s’échange généralement le matin de la première météo difficile, l’air de dire « ah, pour toi aussi il n’y a pas de mauvaises conditions, que des mauvais équipements ? » . Cet échange de regard se répète à chaque sortie aux conditions extrêmes. Il est à la fois un adoubement que l’on reçoit et une reconnaissance que l’on accorde aux autres. Comme les moines Chartreux, la communication est silencieuse. Car, oui, Le coureur d’hiver est souvent solitaire. Pourtant au fond de lui, il sait qu’à chaque sortie, il tombera sur la présence transcendantale de l’un des siens.

  1. Diversifier et rentabiliser sa garde-robe

Il n’est pas toujours facile de faire un choix vestimentaire dès que le thermomètre passe sous les 10°C : Manches longues ? Deuxième épaisseur ? Short ou legging ? Sans parler de la frustration d’avoir dépenser 300€ l’été dernier dans une tenue de pluie complète pour un trail et qui n’a évidemment pas servi (foutu matériel obligatoire). En hiver, ne réfléchissez plus : vous pouvez tout mettre sur vous ! Manches longues, deuxième épaisseur, coupe-vent, leggings et tous les buffs gratos que vous avez récupérés sur des salons. C’est aussi l’occasion rêvée d’utiliser tout ce matériel technique qui n’a jamais servi : pantalon de pluie, sur-gants imperméables, Yaktrax, crème solaire et j’en passe. En hiver, le style, c’est un retour nostalgique dans les années 80 : jaune fluo, bandanas, manchettes et bandes réfléchissantes sur tout le corps: qui a dit que courir en hiver n’était pas fun ? En revanche, petite précision, le short par-dessus un legging … ça ne tient pas plus chaud … Nous sachons !

Convaincu ? Alors foncez vider votre armoire, enfilez toute votre garde-robe et partez réchauffer l’asphalte ! Mais toujours En Mode Running.

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