Quel petit-déjeuner avant une Sortie Longue ?

Manger, ou ne pas manger avant sa sortie longue ? Se réveiller et manger 3h avant sa sortie pour avoir le temps de digérer ou maximiser sa récupération et ses heures de sommeil ? Comment optimiser sa performance et éviter un maximum de désagréments : c’est ce que nous allons voir tout de suite !

« Contrairement à une idée largement répandue; le coureur ne se nourrit pas exclusivement de gels. Ce qui ne l’empêche pas de rester très humain. »

Quand on interroge les coureurs autour de soi au sujet de leurs petits déjeuners, 2 tendances émergent. Il y a ceux qui ne modifient pas leurs habitudes et ceux qui ont une stratégie de petits déjeuners bien réfléchie, en particulier lorsque c’est jour de course. Et c’est évidemment sur ces coureurs-là que nous nous épancherons plus longuement !

L’idée de prendre le même petit-déjeuner avant une sortie longue que les jours de boulot est sur le papier tout à fait louable. Mais cela repose tellement sur une volonté de limiter les risques que ça ne va pas vraiment nécessiter notre attention. La logique: « mon estomac est habitué, inutile de le bousculer »… Ok c’est sûrement la meilleur approche. Mais si on mettait du diesel dans une formule 1 ça se saurait. Ici, le secret d’un bon petit-déjeuner réside dans la capacité à trouver une alliance subtile entre, maximiser l’énergie sur la durée, prémunir les risques digestifs, et combien de temps à l’avance doit-on se lever, avant d’aller engloutir les kilomètres.

1 – Le Joueur de Poker:

Le Joueur de Poker, c’est celui qui n’a pas peur de tout perdre. C’est tout ou rien, All In à chaque sortie ! Sortie de 2h, réveil 20min avant de se lancer, départ à jeun, un gel sur le palier de la porte, juste histoire de se faire un bain de bouche et c’est parti. Le Risque: faire un popcorn ! Les avantages : transit préservé et énergie du sommeil maximisé.

2 – Le Chimiste:

Le Chimiste a l’art du dosage, fin connaisseur de tous les termes compliqués : indices glucidiques, isothoniques, Meltonic, etc; il se distingue par la complexité et la science qu’il applique à préparer sa potion dont lui seul connait le savant mélange. Poudres protéinées, lait d’avoine, boisson pre-workout et un petit smecta si ça dérape. Aucun mélange ne lui fait peur. Il connait exactement son besoin en glucides par heure et compensera chaque goute de sueur qu’il aura perdue. Risque : l’estomac émet un doute et prend la tangente. Les avantages : une énergie optimisée et la sensation indéfinissable d’avoir battu le boss final.

3 – Le Cimentier:

Le Cimentier, c’est l’adepte des plâtrées. Il ne se distingue pas par sa finesse et sa recherche gastronomique. Son arme fétiche ? Le flocon d’avoine ; qu’il va mélanger avec de préférence un yaourt pour la consistance. Car la consistance est primordiale. Il recherche un produit digne des usines Cimex. L’idée c’est recouvrir les parois de son estomac comme avec un béton projeté. La seule différence concrète avec une brique, c’est qu’il appelle cela un porridge. Risque: prévoir suffisamment de temps avant de se mettre en mouvement. Les avantages : ravitaillement inutile et pas besoin de savoir lire.

Un dernier mot sur 2 aliments, pour ceux qui n’ont vraiment pas froid aux yeux: le café et les fruits frais. Il est conseillé de les éviter avant d’aller courir. Ils engrangeraient un risque de désagrément, pouvant se traduire par un besoin urgent de se reconnecter discrètement avec la nature environnante. Nous ne sommes pas du genre à écouter les quand-dira-t-on. Alors faites-vous plaisir et écouter votre estomac, mais toujours En Mode Running !

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